Arrêtez de couper vos cartes bancaires expirées. C’est dangereux et inutile.

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Nous avons un rituel. Vous recevez une nouvelle carte bancaire par la poste. Vous regardez l’ancien. Vous prenez les ciseaux. Coupez. À travers la puce. Grâce à la bande magnétique. À la poubelle.

On se sent en sécurité. On se sent responsable.

C’est à la fois erroné et potentiellement dangereux.

Ce petit rectangle de plastique n’est pas qu’un déchet. C’est un concentré dense de technologies et de matériaux rares. Le couper libère des toxines. Il détruit les métaux précieux. Et franchement, cela ne fait plus rien pour protéger vos données.

Les institutions financières et les experts en recyclage vous demandent d’arrêter. Laissez les ciseaux dans le tiroir.

Pourquoi la réduction des cartes de crédit libère des gaz toxiques

Le problème a commencé en 2016. Les banques ont déployé des cartes dotées de cryptogrammes dynamiques. Vous connaissez ceux-là. Le code à trois chiffres qui change toutes les quelques secondes.

Pour que cela fonctionne, les fabricants ont dû réduire l’ensemble d’un système à moins d’un millimètre d’espace. À l’intérieur de cette fine couche se trouvent un écran e-paper, un microcontrôleur et une batterie au lithium.

Vous coupez une batterie.

C’est rare, mais possible. Si vous cisaillez la cellule de la batterie, elle peut provoquer un court-circuit. Lorsqu’il réagit avec l’air, il libère du fluorure d’hydrogène.

Ce n’est pas un irritant mineur.

Le fluorure d’hydrogène réagit avec l’humidité. L’humidité dans vos yeux. L’humidité dans vos poumons. Il se transforme en acide fluorhydrique. C’est l’une des substances les plus corrosives qui existent. Il ronge les tissus. C’est dangereux.

Grâce à ce matériel, ces cartes ne sont plus des ordures ménagères. Ils sont classés comme Déchets d’Équipements Électriques et Electroniques (DEEE). Tout comme votre vieux grille-pain ou votre pompe d’irrigation cassée. Ils appartiennent aux filières de recyclage spécialisées et non à la poubelle grise.

L’or caché dans vos poubelles

Parlons de valeur.

Une carte standard pèse environ six grammes. On dirait du plastique bon marché. Mais à l’intérieur du circuit se trouvent de l’or, du cuivre, de l’argent et du palladium.

Le palladium est essentiel. L’Europe en manque actuellement. L’or est précieux.

La France compte à elle seule 112 millions de cartes de paiement en circulation. Si vous additionnez l’or contenu dans tous ces jetons, cela équivaut à environ 120 kilogrammes d’or pur.

À l’heure actuelle, moins de 6 % de ces cartes sont collectées pour être recyclées.

Le reste va aux incinérateurs. Nous brûlons des ressources.

Recycler cet or est bien plus propre que de l’extraire. L’extraction de l’or des circuits existants génère 93 % de dioxyde de carbone en moins que son extraction de la terre. Nous pourrions utiliser le PVC recyclé pour les cadres de serres. Nous pourrions récupérer les métaux pour de nouvelles technologies. Au lieu de cela, nous le déchiquetons et le brûlons.

Comment se débarrasser des anciennes cartes bancaires en toute sécurité

Pourquoi continue-t-on à les couper ? Peur.

Nous craignons la fraude. Nous pensons que si quelqu’un trouve la carte, il peut voler notre identité ou vider notre compte.

Cette peur est dépassée.

Lorsqu’une carte expire, la banque la désactive sur ses serveurs. Immédiatement. Aucun terminal marchand n’acceptera une transaction.

Si une carte est signalée perdue ou volée, elle est immédiatement bloquée.

Les règles bancaires européennes (DSP2) imposent désormais une authentification à deux facteurs pour les achats en ligne. Vous avez besoin de votre téléphone. Vous avez besoin d’un code. Avoir la carte physique est inutile pour un voleur s’il n’a pas votre téléphone.

Alors ne le coupez pas.

Couper la carte rend le recyclage plus difficile. Les robots des installations de tri ont besoin de matériaux intacts pour séparer les métaux en toute sécurité. Les cartes déchiquetées bloquent les machines. Ils créent des microplastiques. Ils risquent des déversements de produits chimiques.

Voici ce que vous devriez faire à la place :

  1. Vérifiez votre application bancaire. Confirmez que l’ancienne carte est inactive.
  2. Conservez la carte entière.
  3. Renvoyez-le à votre banque.

Les grandes banques comme BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Caisse d’Épargne souhaitent récupérer vos anciennes cartes. Intact.

Certains fournissent des enveloppes de retour prépayées. Vous pouvez les déposer en agence. Cela prend deux secondes. Il protège l’environnement. Il récupère l’or.

Les ciseaux sont un réflexe. Mais les réflexes ne doivent pas nécessairement être intelligents.

La prochaine fois que vous recevrez une nouvelle carte, regardez l’ancienne. Ne le détruisez pas. Renvoyez-le.

La planète a besoin de métaux. Vos poumons ont besoin d’air.

Le coût caché de votre ancienne batterie externe

Vous ne brûlez pas cette vieille batterie lithium-ion dans la cheminée. Vous ne le jetez pas dans la poubelle de la cuisine avec les peaux de banane. Ce ne sont pas seulement des règles. Ce sont des tactiques de survie pour votre maison et pour la planète.

Les habitudes précédentes – tout jeter – étaient destructrices. Désormais, le changement est actif. Chaque citoyen gère différemment la phase de fin de vie de son matériel. C’est important. Il protège la santé des ménages. Cela économise les ressources naturelles. Cela permet à la boucle de recyclage électronique de fonctionner réellement.

Pourquoi une élimination appropriée permet-elle d’économiser de l’argent et de préserver la santé ?

Les batteries lithium-ion contiennent du cobalt, du nickel et du lithium. Ceux-ci sont précieux. Ils sont également toxiques en cas de fuite. Lorsque vous les jetez avec les ordures ménagères, ils finissent dans les décharges. L’eau de pluie les frappe. Les produits chimiques s’infiltrent dans le sol. Puis les eaux souterraines. Puis votre robinet.

Le recyclage récupère ces métaux. Vous n’avez pas besoin d’en extraire de nouveaux. L’exploitation minière coûte cher. C’est sale. Le recyclage réduit ce coût. Cela réduit les dommages environnementaux.

“Gérer intelligemment les fins de série protège la santé des ménages et économise de précieuses ressources naturelles.”

Ceci n’est pas une suggestion. C’est un mécanisme. Le secteur du recyclage électronique repose sur des intrants propres. Si vous mélangez des piles usagées avec des emballages en plastique, l’ensemble du lot est contaminé. Il est rejeté. Il est enterré.

Alors vous les séparez. Vous les amenez à un point de dépôt désigné. De nombreux magasins d’électronique les acceptent gratuitement. Les supermarchés disposent souvent de petits bacs pour les piles. Consultez votre site Web local de gestion des déchets. Cela prend cinq minutes. Cela évite un incendie dans le camion poubelle. Cela empêche le cobalt de pénétrer dans la rivière.

L’été arrive. Vous achèterez de nouveaux écouteurs. Vous recevrez un nouveau téléphone. Les anciens mourront. Ou alors ils resteront simplement là.

Ne les ouvrez pas. N’essayez pas de récupérer la batterie vous-même. Cela n’en vaut pas la peine. Laissez les ciseaux dans le tiroir. Laissez les professionnels s’occuper de la chimie.

Vous voulez économiser de l’argent ? Achetez moins, mais recyclez ce que vous avez. Le compromis est simple. Commodité contre contamination. L’un est bon marché maintenant mais cher plus tard. L’autre est un petit effort qui rapporte des bénéfices à long terme.

Quel côté choisissez-vous ?

Le choix vous appartient. La batterie est toujours dans votre poche.